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La compréhension personnelle aide la croissance professionnelle au Bureau des conférenciers sur la santé mentale
Si la santé mentale est un sujet tabou dans certains milieux, pour les participants au cours offert par le Bureau des conférenciers des Forces canadiennes (FC) sur les services de santé, le fait d’en parler a élargi les perspectives, favorisé la compréhension et ouvert de nouvelles voies de communication.
Le Bureau des conférenciers sur la santé mentale et les traumatismes liés au stress opérationnel (TSO) a offert une formation à Ottawa du 20 au 31 octobre. Des membres du personnel des FC, des employés et des bénévoles des Centres de ressources pour les familles des militaires (CRFM), des membres des familles des militaires et des professionnels en santé mentale, tous désireux d’améliorer les services dans leur communauté, y ont assisté à titre volontaire.
Le contenu et l’objet des séances de sensibilisation à la santé mentale et de reconnaissance des problèmes à l’intention des membres des FC ont été enseignés aux participants. Ces séances sont offertes dans le cadre de la Qualification élémentaire en leadership pour les membres des FC et de la décompression dans un tiers lieu, programme dispensé aux militaires à la fin de leur déploiement. Le cours organisé par le Bureau des conférenciers visait à instruire les participants sur la façon d’offrir un niveau parallèle de soutien et de connaissance aux familles. De cette façon, tous les membres des familles, tant à l’étranger qu’au pays, recevront la même information sur la façon de reconnaître les problèmes de santé mentale possibles, ce qui aidera les familles à y faire face et à demander du soutien en cas de besoin.
« Le modèle proposé est tellement logique », a déclaré Kym Wolfe, employée du CRFM London. Compte tenu du si grand nombre de membres locaux des FC actuellement déployés en Afghanistan, Kym Wolfe pourra utiliser bientôt cette information pour aider les familles à se préparer au retour de leurs proches. « Cela aidera vraiment à créer un dialogue familial. Les familles auront une compréhension et un discours communs. »
Le cours du Bureau des conférenciers comportait également des présentations de familles et de membres des FC personnellement touchés par le TSO et des problèmes de santé mentale. Les séances étaient interactives et les participants ont contribué aux discussions sur le trouble de stress post-traumatique, la dépression, l’angoisse, les accoutumances, le contrôle du stress et la lutte contre la honte associée à la santé mentale.
« Nous offrons beaucoup plus que ce que vous pourrez trouver dans un cartable, a dit au groupe le major Suzanne Bailey, qui a dirigé la formation. Nous apprenons tellement, non seulement des présentateurs, mais de toutes les personnes présentes dans la salle. »
Pour Brenda Davidson, membre du personnel du CRFM Edmonton, l’apprentissage ne s’est pas arrêté à la fin des séances de formation. Une visite au Musée canadien de la guerre le dimanche de congé pour le groupe a été une expérience particulièrement révélatrice pour elle.
« Nous avons raconté nos histoires tandis que nous visitions les salles – ceux qui étaient allés en Afghanistan et ceux qui étaient restés au pays –, a-t-elle déclaré. Ça nous a vraiment aidés à comprendre mutuellement ce que chacun avait vécu. »
Ray Parfitt, militaire de la 4e Escadre Cold Lake, a également apprécié les communications honnêtes entre les participants. Il a eu l’impression que la formation avait préparé les participants à avoir des discussions ouvertes sur la santé mentale avec les membres des FC et leur famille au pays.
« Habituellement, un tabou entourait le soldat qui rentrait au pays, a-t-il affirmé. Il se passait bien des choses, mais personne ne lui en parlait ou n’abordait le sujet. Maintenant, nous pouvons en parler. »
Ray Parfit a souligné que les relations créées pendant le cours du Bureau des conférenciers permettront aux participants de communiquer au sujet des initiatives locales en santé mentale et d’offrir des services en santé mentale cohérents pour les familles.
« L’établissement de relations et la compréhension ont été essentiels pour moi, a-t-il ajouté. Nous devons travailler ensemble pour aider les familles à comprendre les soldats, et nous pouvons également aider les soldats à comprendre leur famille. »







